Henriette de Pusay est une jeune fille physiquement peu gâtée par la nature. Ce qui lui vaut des reproches permanents de sa mère. Par ailleurs, Henriette est plus fascinée par les navires sur lesquels embarquent son père que les belles robes. Ses parents regrettent beaucoup de ne pas avoir eu de garçon. Pensant qu'Henriette ne trouvera aucun mari, ses parents parviennent à la faire entrer à la Maison Royale d'Education pour y rester jusqu'à ses 20 ans, être dotée par le roi et entrer en religion ensuite. Tout ceci est tellement loin de ce que voudrait vraiment Henriette. Elle se morfond aussi d'avoir été séparée de son cousin Luc-Henri de Pusay pour lequel elle éprouve un véritable amour depuis qu'ils sont enfants. Celui-ci devait entrer dans la prêtrise, contre son gré également, ruinant pour elle tout espoir de faire leur vie ensemble.
Habilement, Henriette parvient à retourner chez elle, sachant que son père a été gravement blessé pendant la bataille navale de la Hougue. Il a perdu richesse et honneur et a dû être amputé de ses deux jambes. Par amour pour son père et pour la mer qu'elle aime tant, Henriette part à l'aventure et s'embarque comme corsaire.
L'avis d'Histoire d'en lire
Henriette de Pusay est la narratrice de ce tome 7 des Colombes du Roi-Soleil. A ce stade de la lecture de la série, je trouve que ce roman est le plus étonnant ! La jeune Henriette est un véritable garçon manqué parce qu'il s'agit bien de son caractère, c'est très clair, mais aussi, parce qu'elle vit très durement les reproches constants de ses parents. Il lui faut quand même énormément de courage pour prendre la mer comme elle le fait, batailler contre les ennemis de la France. A tout moment, on s'imagine que sa véritable identité sera découverte.
Ce tome est donc centré sur les batailles maritimes sous le règne de Louis XIV. Défaite et succès s'enchaînent pour ramener les trésors convoyés par les navires ennemis. C'est aussi une période de grande famine ! Toutes ces guerres coûtent une fortune à l'Etat français et pendant ce temps-là, le peuple meurt de faim. Après les batailles, d'autres navires sont donc envoyés pour protéger ceux qui reviennent chargés de blé acheté à l'Est.