Tout commence en décembre 1682. Pauline, Cécile et leurs fiancés respectifs appartiennent toujours à la Cour de Louis XIV. Et ce dernier exige que tout soit fait pour lui plaire. Dans ce but, les jeunes filles se font faire de magnifiques robes par une couturière, Agnès, une amie de Cécile. Agnès est une remplisseuse, c'est-à-dire qu'elle coud les pierres précieuses, les dentelles... sur les robes de Cour dessinées et confectionnées par les tailleurs. Les femmes sont interdites de coudre ce type de vêtement. Elle le fait donc en secret, aidé de son fiancé Julien. Ses créations ne passent pas inaperçues quand Pauline les porte lors de réceptions données par le Roi. Mme de Montespan, l'ex-favorite du Roi, enrage de jalousie. Elle veut à tout prix savoir qui crée ces robes pour faire entrer la personne à son service et ainsi espérer retrouver les faveurs de Louis XIV.
Une nuit, Agnès est enlevée chez elle. Et dans le même temps, les bijoux de la reine qu'elle devait coudre à l'atelier ont mystérieusement disparus. Elle est donc d'emblée accusée du vol.
Par ailleurs, plusieurs morts suspectes ont lieu au château de Versailles. Les victimes semblent avoir été empoisonnées. Cécile et ses amis mènent l'enquête pour retrouver Agnès, les bijoux de la reine et l'origine de ces assassinats.
L'avis d'Histoire d'en lire
Avec ce roman, Annie Jay poursuit les aventures de Pauline et Cécile à la cour de Louis XIV, après Complot à Versailles et La Dame aux élixirs.
L'auteure aborde ici une nouvelle thématique du règne de Louis XIV : la couture et les créations des vêtements portés à la Cour. Annie Jay reprend un vocabulaire précis et par ses personnages, nous fait entrer dans les ateliers pour découvrir concrètement ce milieu et l'organisation du travail.
L'Aiguille empoisonnée est aussi un roman d'enquête puisqu'il y a eu plusieurs morts et un vol de bijoux. Cela nous permet alors d'explorer un autre thème, la médecine, l'anatomie telles qu'elles sont connues et perçues à cette époque.
Outre ces nombreuses connaissances, on apprécie toujours autant le style littéraire d'Annie Jay avec un texte fluide, de qualité tout en restant très accessible et accrocheur.