Archives par mot-clé : grande guerre

Petit tour du côté des livres qui ne sont plus édités

Sur la Première Guerre mondiale, ils sont rares mais certains titres ne sont malheureusement plus édités aujourd’hui mais méritent qu’on s’y arrêtent. Certains peuvent encore être achetés en occasion ou être empruntés en médiathèque.

Pendant la Grande Guerre, Rose, France 1914-1918 est un docu-fiction  de Thierry Aprile pour les lecteurs à partir de 6-7 ans. Une très bonne synthèse largement illustrée sur les années 1914-1920.

Gilles Bonotaux et Hélène Lasserre font un parallèle entre trois enfants de différents pays engagés dans le conflit : l’Allemagne, la Russie et la France. Quand ils avaient mon âge : Pétrograd, Berlin, Paris 1914-1918.

Jeanne Taboni Miserazzi s’est inspirée de ses recherches sur sa famille pour écrire ce roman autour de la transmission entre générations : Il s’appelait comme moi.

Le roman 11 novembre de Paul Dowswell retrace, comme son titre l’indique, la dernière journée de la guerre.

La fin de la guerre

Après quatre longues années de guerre, les armées engagées dans le conflit ont subi d’énormes pertes. L’Armistice est enfin signé le 11 novembre 1918, mettant fin aux combats, et le Traité de Versailles du 28 juin 1919 ramène la paix, pour un certain temps, en Europe.

Un roman sur l’amitié entre deux soldats et les tous derniers jours de guerre. Camarades, de Catherine Cuenca. Disponible uniquement en format Kindle sur Amazon.

De la même autrice, un autre roman sur les derniers mois de guerre et les nombreux soldats portés disparus. Porté disparu !, de Catherine Cuenca.

Catherine Cuenca est incontournable sur la Grande Guerre. Ici son dernier roman L’Armistice n’aura pas lieu.

Les dernières heures du conflit, les derniers morts. Mort pour rien ? 11 novembre 1918, de Guy Jimenes.

Les gueules cassées et l’hommage aux morts. Au revoir là-haut , de Pierre Lemaitre et Christian de Metter.

Un roman sur la place des femmes au lendemain de l’Armistice. Il fallait survivre : Pierre et Louison, deux adolescents dans la Grande Guerre, de Ludmila Podkosova.

Malgré toutes les horreurs subies, cette guerre a-t-elle permis un monde meilleur ? Zappe la guerre, de Pef.

Nombreux sont les enfants à avoir perdu leur père. Et s’il restait un mince espoir ? Promenade par temps de guerre, d’Anne-Marie Pol.

Pour ceux qui ont pu revenir dans leur foyer, le retour à la vie normale a été difficile. Ils restent tous profondément choqués par ce qu’ils ont vécu. La Folle guerre de Victorin , de Corinne Ferrand-Moulin.

Le corps médical pendant la Grande Guerre

Les morts et les blessés se comptent par millions. Les nouvelles armes utilisées déchiquettent les corps. Les médecins, les chirurgiens, les infirmières sont débordés par le nombre de blessés qui affluent. Tous ont œuvré nuit et jour pour soulager, lorsque ça l’était possible, les soldats qui arrivaient au poste de secours, à l’hôpital de campagne. Un thème qu’on retrouve dans plusieurs romans.

Nicole Mangin a été l’unique femme médecin pendant la Grande Guerre : Docteure à Verdun de Catherine Le Quellenec.

Dans Infirmière pendant la Première Guerre mondiale, Sophie Humann laisse la jeune Geneviève raconter son quotidien d’infirmière.

Le Choix d’Adélie, de Catherine Cuenca, est de s’être engagée comme infirmière pendant la guerre au lieu de devenir une maîtresse de maison et une épouse parfaite comme son rang social la prédestinait.

Marie Curie, une scientifique en guerre, de Catherine Le Quellenec, montre comment la scientifique a réussi à mettre au point les rayons X pour sauver plus rapidement les soldats blessés.

Irène et Eve Curie ont elles aussi apporté leur soutien pendant la Grande Guerre : D’un combat à l’autre : les filles de Pierre et Marie Curie, de Béatrice Nicodème.

Célèbre cantatrice de la Belle Époque, Nelly Martyl devient infirmière pendant la guerre et prend tous les risques pour sauver des blessés : La Fée de Verdun, de Philippe Nessmann.

Et n’oublions pas les chiens ambulanciers dont l’aide était précieuse pour repérer sur le No man’s land des soldats encore vivants, et les transporter ensuite au poste de secours. Flash, un chien dans la guerre de Damian Kelleher.

La vie à l’arrière

La Première Guerre mondiale, c’est bien sûr la mobilisation de millions d’hommes pour combattre sur le front. Mais à l’arrière, la vie continue et s’organise en leur absence. A leur manière, les femmes et les enfants contribuent aussi à l’effort de guerre.

Petit tour d’horizon des romans et albums jeunesse sur le sujet :

La Guerre d'Eliane  La Guerre d’Éliane, de Philippe Barbeau, est tiré de son histoire familiale.

Celle qui voulait conduire le tram  Les femmes remplacent les hommes dans l’exercice de leur métier : Celle qui voulait conduire le tram, de Catherine Cuenca.

La Vie au bout des doigts  Les femmes travaillent aussi dans les usines d’armement et remplacent les hommes pour les travaux des champs : La Vie au bout des doigts, d’Orianne Charpentier.

Le Journal d'Adèle  Un quotidien décrit dans Le Journal d’Adèle, de Paule du Bouchet.

Là où tombent les anges

Chaque femme, selon son rang social, a sa manière d’évoluer pendant que les hommes sont au front. Leur statut change mais il reste encore beaucoup à faire : Là où tombent les anges, de Charlotte Bousquet.

La Maîtresse ne danse plus  Les femmes vivent dans l’angoisse d’apprendre la terrible nouvelle : La Maîtresse ne danse plus, d’Yves Pinguilly et Zaü.

L'Etoile, journal d'une petite fille pendant la Grande Guerre Des enfants se mobilisent aussi, à l’instar d’Éliane Stern, qui écrit un journal dont les bénéfices sont reversés aux soldats aveugles : L’Étoile, journal d’une petite fille pendant la Grande Guerre, de Viviane Koenig.

Petit-Jean des poilus - Lettres des tranchées A l’arrière, l’amitié entre un enfant et un sergent, profitant d’un repos bien mérité : Petit-Jean des poilus, de Michel Piquemal.

Capitaine Rosalie  L’histoire d’une petite fille bien décidée à découvrir la vérité : Capitaine Rosalie, de Timothée de Fombelle.

Une guerre mondiale

La Grande Guerre a été mondiale dès le départ, par le jeu des alliances. Puis, des soldats des colonies sont venus renforcer les effectifs des armées belligérantes. Un sujet lui aussi repris dans certaines fictions historiques pour la jeunesse.

Te souviens-tu de Wei ? : l'histoire d'un travailleur chinois de la Grande Guerre Environ 140 000 Chinois sont arrivés en Europe en 1916 pour participer à l’effort de guerre aux côtés des Alliés. C’est le sujet de Te souviens-tu de Wei ? De Gwenaëlle Abolivier et Zaü. Éditions HongFei.

Souviens-toi de moi

Un sujet repris dans le roman Souviens-toi de moi de Martine Laffon. Éditions Flammarion jeunesse.

Passager clandestin

L’histoire vraie d’une mission pour les soldats britanniques sur le front turc, afin de protéger le détroit des Dardannelles. Passager clandestin, de Michael Foreman. Éditions Gallimard jeunesse.

Les États-Unis entrent en guerre en 1917.Un Frère d'Amérique : 1917-1919 Un Frère d’Amérique : 1917-1919, de Philippe Barbeau et Christian Couty. Éditions Nathan.

Un Brave soldat
Le Canada s’est lui aussi engagé aux côtés des Alliés.
Un Brave soldat, de Nicolas Debon. Éditions Les 400 coups.

est un chien de traîneau originaire de
l’Alaska, qui traverse l’océan pour aider les soldats français.
De Marie-Hélène Lafond. Éditions Nouvelle Bibliothèque Jeunesse.

1916 : l’enfer de Verdun

La bataille de Verdun, entre février et décembre 1916, est l’une des plus meurtrières de tout le conflit. On parle même de « l’enfer de Verdun ». Retour sur cette bataille à travers les fictions jeunesse.

Le fort de Douaumont, à Verdun, est aujourd’hui un lieu de sépulture et de mémoire. Il est le narrateur du court roman Douaumont, fort de guerre : la bataille de Verdun, de Philippe Barbeau. Éditions Oskar.

Pour reprendre du territoire à l’ennemi allemand, Il faut gagner la bataille de Verdun de Catherine Cuenca. Éditions Oskar.

 

Même les soldats des colonies sont envoyés sur le front de Verdun : Un tirailleur en enfer, Verdun 1916, d’Yves Pinguilly. Éditions Nathan.

 

 


Quand le fantastique se mêle à l’historique : Le Roman d’un non-mort, d’Arthur Ténor, Éditions Scrinéo.

Le quotidien sur le front et les tranchées

Depuis 2014 et le début des commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale, les fictions et documentaires jeunesse sur le sujet se sont multipliés. Et une majorité de ces livres revient sur le quotidien des soldats, essentiellement français, sur le front et les tranchées, si symboliques de ce conflit. Petit tour d’horizon donc.

Avec d’abord un zoom sur les nouveautés parus ces derniers jours et dernières semaines.

Les éditions Seuil jeunesse ont publié deux très beaux albums et ils sont peu nombreux sur la Grande Guerre pour les plus jeunes. Très différents dans le point de vue, le récit et l’illustration mais de qualité tous les deux : Tinte-Caboche de M.LeRouge et Petit soldat de Pierre-Jacques Ober.

 

Un autre album très bien fait et qui tend à l’universalité sur la guerre, c’est celui de Michel Piquemal, illustré par Julien Billaudeau, Les Deux soldats.

Et un peu de poésie, celle de Guillaume Apollinaire, lui-même soldat engagé sur le front : Il y a.

A partir de 8 ans, je vous recommande les courts romans de Philippe Barbeau : La Guerre du bouton : dans les pas d’un poilu célèbre et Souvenirs cachés d’un taxi de la Marne.

Côté romans pour les lecteurs à partir de 9-10 ans, le choix devient tout de suite plus large : Bonhomme de 14 d’Eric Chevreau, L’Horizon bleu de Dorothée Piatek, La Marraine de guerre de Catherine Cuenca, Moral d’acier et pluie de fer de Viviane Koenig, Le Déserteur du chemin des Dames de Serge Boëche, Itinéraire d’un sale gosse de Bénédicte Boullet-Bocquet, L’Or et la boue : Haumont 14-16 de Christophe Lambert, 14-14 de Silène Edgar et Paul Beorn.

A partir de 11 ans, je vous recommande Le Rouge au fusil de Sophie Lamoureux, Mémoire à vif d’un poilu de quinze ans d’Arthur Ténor, Mondiale boucherie d’Olivier Costes, Le Jour où on a retrouvé le soldat Botillon d’Hervé Giraud et La Demoiselle de Wellington de Dorothée Piatek.

Et deux références de BD, également pour les plus grands : Les Godillots d’Olier et Marko, Paroles de poilus : lettres et carnets du front 1914-1918 par Jean-Pierre Guéno et Yves Laplume.

Cette bibliographie n’est pas exhaustive et tient compte uniquement des livres toujours édités. Je dirais que chacun de ces titres peut compléter un autre, parce que les auteurs n’abordent pas la réalité de la guerre de la même manière, parce qu’ils vont choisir des points de vue différents et souvent mettre en avant des aspects davantage méconnus.

Les débuts de la Grande Guerre dans la littérature jeunesse

Il y en a peu, mais certains auteurs ont choisi de développer les débuts de la Première Guerre mondiale, avec deux titres qui s’intéressent au personnage de Jean Jaurès, fervent pacifiste qui a été contre la guerre jusqu’à son assassinat le 31 juillet 1914 : Le Dernier ami de Jaurès de Tania Sollogoub et Jean Jaurès contre la barbarie de Nane et Jean-Luc Vézinet.

   

Dans son roman Le Loup du bois sanglant, Catherine Cuenca fait le juste parallèle entre la guerre qui débute en 1914 et celle de 1870-71 qui a vu la défaite de la France face à la Prusse, la perte de l’Alsace-Lorraine et l’envie de revanche qui naissait déjà.

Fabian Grégoire, lui, s’adresse aux plus jeunes, avec un album montrant la mobilisation, le départ des hommes et déjà les conditions de vie très difficiles dans les tranchées : Lulu et la Grande Guerre.

Des points d’approche qu’on retrouve aussi dans le roman illustré Le Cœur en bataille d’Isabelle Wlodarczyk et Aline Pallaro.

Enfin, Yves Pinguilly rappelle le départ relativement confiant de bon nombre de soldats qui s’attendent à une guerre courte. Son roman La Fleur au fusil aborde aussi le travail des hommes aux champs avant qu’ils ne soient mobilisés et leur inexpérience au combat pour tout ceux qui n’étaient pas en service militaire au moment de l’appel.

Histoire d’en Lire Magazine n°3 Spécial Grande Guerre – Novembre 2018

En ce mois de novembre 2018, 100 ans après la fin de la Première Guerre mondiale, il était essentiel de revenir largement sur ce conflit qui a décimé la population française, plus largement européenne et mondiale, qui a ravagé des villes et les paysages, notamment au Nord de la France. Il est plus que jamais important de se souvenir et de transmettre aux générations futures pour ne jamais oublier, honorer ceux qui ont combattu, qui sont morts pour que la paix revienne.

A cette occasion, j’ai réalisé un magazine spécial Grande Guerre, répertoriant presqu’une centaine de titres jeunesse (albums, documentaires, romans) sur la Première Guerre mondiale. Je remercie tous les auteurs et les éditeurs qui depuis de nombreuses années me font confiance. Grâce à leurs envois réguliers, j’ai pu réunir cette sélection, complétée par d’autres lectures, pour vous offrir cette bibliographie. Elle n’est pas exhaustive et je me suis attachée à présenter les livres toujours édités.

Ce magazine est totalement gratuit. Vous pouvez le lire sur Calaméo grâce au lien ci-dessous ou le télécharger. N’hésitez pas à le diffuser largement autour de vous. Je vous demande seulement de bien faire un lien vers Histoire d’en Lire ou bien spécifier cette source.

Géo ado hors série n° 22 – automne 2018

Géo Ado, le mensuel pour les adolescents, propose un hors-série exceptionnel sur la Première Guerre mondiale. Même s’il reste dans sa forme un magazine, il en devient un pur documentaire par la richesse de son contenu.

Les 75 pages de ce numéro spécial sont exclusivement consacrées à la Grande Guerre. A la manière d’un livre documentaire, il propose des chapitres sur les origines de la guerre, une chronologie des 52 mois de guerre, une première partie sur la vie au front, une seconde partie sur la vie à l’arrière et une troisième sur l’après-guerre. Tout cela entrecoupé de deux bandes-dessinées : Mémoire de gaize (p. 30 à 35) et Finnele (p. 50 à 55).

J’aime beaucoup la mise en page, tout est très bien expliqué, en allant jusque dans le détail.

A découvrir absolument !