Archives pour la catégorie Il était une fois

Commémorations, éphéméride d’événements historiques

Commémoration du 6 août 1945

Aujourd’hui se déroulent les commémorations des 70 ans des bombes d’Hiroshima (6 août 1945) et de Nagasaki (9 août 1945).

 

Alors que la guerre est terminée sur le front occidental depuis le 8 mai 1945, elle se poursuit entre les Etats-Unis et le Japon qui représenterait toujours une menace aux yeux des Américains. Pour frapper très fort, les Etats-Unis décident d’utiliser l’arme atomique qu’ils viennent de finaliser. Les destructions et les pertes humaines sont considérables. Les conséquences de ces bombes atomiques sont désastreuses sur les populations survivantes et la nature, et ce, sur plusieurs générations.

 

Alors que les livres jeunesse sur la Seconde Guerre mondiale sont nombreux, peu abordent les bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Mais, je vous en conseillerais trois sur ce thème.

 

Tout d’abord, deux albums :

Pika, l'éclair d'Hiroshima  Pika, l’éclair d’Hiroshima de Toshi Maruki, publié aux éditions Actes Sud Junior en 2005. En ce 6 août 1945, Petite Mi, 7 ans, et ses parents sont attablés. Et à 8h15, un immense bruit « Pikaaaaa » se fait entendre, accompagné d’une énorme déflagration. Les Etats-Unis viennent de lâcher la première bombe atomique « little boy ». Les morts se comptent par milliers, les survivants sont brûlés, décharnés. Trois jours plus tard, une autre bombe frappe la ville de Nagasaki.

 

Hiroshima, deux cerisiers et un poisson-lune Hiroshima, deux cerisiers et un poisson-lune d’Alain Serres, illustré par Zaü, aux éditions Rue du monde, en 2005. Yoko rend visite à sa grand-tante Tsukyo à l’hôpital psychiatrique. Après lui avoir offert le cadeau qu’elle lui avait préparé, la fillette lui demande comment s’est passée la journée du 6 août 1945 dans la ville d’Hiroshima. Tsukyo avait 9 ans à cette date. Mais cette dernière feint de ne pas se souvenir et détourne le récit que voudrait entendre sa petite-nièce.

 

Et un roman à partir de 12 ans :

Le Fil à recoudre les âmes Le Fil à recoudre les âmes de Jean-Jacques Greif, paru aux éditions L’Ecole des loisirs en 2012. Kenichiro Kashimura est un jeune Américain de 13 ans, en 1942. Bien que son nom ait une consonance japonaise, il ne connaît rien de ce pays. Il est né à Los Angeles, et après l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais, le 7 décembre 1941, il devient un « Jap », un étranger, même pour ses copains de classe. A partir de là, Kenichiro, sa mère et sa petite sœur se retrouvent dans un « camp de réinstallation » au milieu du désert. Des milliers de Japonais sont parqués là, les autorités américaines les prenant pour des espions potentiels. Officiellement, ils sont des résidents. Kenichiro raconte tout cela dans les lettres qu’il adresse à Mrs Moore, son ancien professeur d’anglais. Et puis, sa famille est renvoyée au Japon en échange de prisonniers américains, lui découvre complètement cette culture. Dans son nouvel établissement japonais, Ken rencontre Yuriko, une fille de son âge. Tout deux sympathisent et puis avec la guerre, ils se perdent de vue. Yuriko et sa mère vivent à Hiroshima, la ville sur laquelle tombe une bombe atomique le 6 août 1945.

 

Trois livres de qualité pour se souvenir de cette population profondément meurtrie sur des générations.

Cheval de guerre – Steven SPIELBERG

Ce soir, à 20h45, je vous invite à regarder, sur France 2, le film très réussi de Steven SPIELBERG, Cheval de guerre, adapté du roman éponyme de Michaël MORPURGO, publié en 1986 aux éditions Gallimard jeunesse.

Synopsis (source : Allociné) : De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, « Cheval de guerre » raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille…

 

Un film que j’ai trouvé plutôt fidèle au roman (c’est suffisamment rare pour être souligné). A deux jours des commémorations du 11 novembre et en plein Centenaire de la Grande Guerre, Cheval de guerre met parfaitement en évidence la réquisition et le rôle prépondérant des animaux pendant le conflit.

Si vous n’avez pas encore lu le roman, je ne peux que vous le conseiller : Cheval de guerre de Michael MORPURGO.