Quatrième chronique du règne de Nicolas Ier – Patrick Rambaud

quatrième chronique du règne de nicolas Ier

Quatrième chronique du règne de Nicolas Ier

Patrick RAMBAUD

Editeur : Grasset

Année : 2011

Genre : Roman

 

Résumé

De l’été 2009 à l’été 2010, de nombreux évènements ont lieu dans la vie politique et sociale française : l’affaire Clearstream, la grippe H1N1, Jean Sarkozy à l’EPAD, l’affaire Bettancourt…

 

Mon avis

Ce quatrième opus s’inscrit parfaitement dans la lignée des précédents. Patrick Rambaud continue d’explorer la présidence de Nicolas Sarkozy pour la quatrième année consécutive. Avec son ton toujours aussi acerbe, il n’oublie aucun évènement d’importance ayant marqué l’année 2009-2010. Chacun est l’occasion de mettre en avant les incohérences, les mensonges, les revirements du gouvernement Fillon et du président. Même si l’ironie est de mise, ces textes nous font prendre conscience de la réalité de notre société actuelle.

Les Nouvelles petites filles modèles (t.4) : L’Incendie – Rosalind ELLAND-GOLDSMITH

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Les Nouvelles petites filles modèles (t.4) : L’Incendie

Rosalind ELLAND-GOLDSMITH

Editeur : Hachette

Année : 2011

Genre : Pour filles

 

Résumé

Olivier, le père de Marguerite, est toujours détenu par l’ARPO. Sa compagne, aidée par tous ses proches, entreprennent de nombreuses démarches pour le faire libérer. Même M. Léonard, le maire du village d’Estérel, y contribue en organisant une soirée de soutien. Par contre, cela ne l’empêche pas dans le même temps de continuer l’implantation d’une carrière toute proche de la maison d’hôtes, le Vieux Moulin. Or, cela cause de nombreux désagréments pour les clients de passage : pollution, bruit. Ces derniers n’hésitent pas à déserter rapidement les lieux !

Pendant ce temps, Camille et Madeleine parviennent à apprendre de Sophie qu’elle est maltraitée par sa tante Fédora, depuis la mort de ses parents. Furieuse, Fédora quitte les lieux mais les jeunes filles l’empêchent d’emmener Sophie avec elle.

Enfin, alors que la soirée de soutien pour Olivier est sur le point de commencer, un incendie se déclare brusquement dans une forêt proche du village d’Estérel.

 

Mon avis

Pour commencer, je précise que je n’ai pas lu les tomes précédents et il aurait pourtant été préférable pour mieux comprendre la situation d’ensemble. Si vous avez déjà lu Les Petites filles modèles de la Comtesse de Ségur, vous aurez aussi quelques repères supplémentaires.

Disons que c’est un récit qui se lit très facilement avec des passages narratifs mais surtout des dialogues entre les personnages avec leur nom mentionné à chaque tirade, comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre. Rosalind Elland-Goldsmith a repris la méthode de la Comtesse de Ségur.

Il se passe énormément de choses entre les personnages et dans leur environnement proche : la mobilisation pour l’otage, les travaux d’implantation de la carrière, la préparation de la soirée de soutien, les révélations de Sophie concernant les mauvais traitements qu’elle reçoit, l’incendie dans la forêt voisine. Bien que je ne sois pas une grande amatrice de ce type de romans dédié au public féminin, je me suis laissée prendre par le récit parce qu’on ne s’ennuie pas du tout.

La Vie secrète de Benjamin Moucheboeuf – Krystel JACOB

la vie secrète de benjamin moucheboeuf

La Vie secrète de Benjamin Moucheboeuf – Krystel JACOB

Editeur : Volpilière

Année : 2011

Genre : Fantastique / Fantasy

 

Résumé

Quelques jours avant Noël, Benjamin, 11 ans, surprend une conversation entre ses parents. Ils sont en train de dire qu’il n’y aura pas de cadeaux pour Noël et qu’ils sont menacés d’expulsion. Le père a perdu son emploi et la mère fait des ménages et travaille dans une maison de retraite.

Benjamin entend aussi parler d’un certain comte Fargabosse qui pourrait aider la famille mais sa mère se refuse à l’appeler. Qui est ce comte ? Le garçon en parle tout de suite à sa sœur aînée, Sarah, âgée de 16 ans. Tout deux sont très tristes qu’il n’y ait pas de Noël et ils le sont d’autant plus pour leur petite soeur, Lulubelle qui attend le Père Noël avec impatience !

Quand Benjamin est triste, il se plonge dans le monde de la nuit où il retrouve les lucifées, un croisement entre les lucioles et les fées. Chaque humain qui vient dans le monde de la nuit se voit attribuer une lucifée. Celle de Benjamin s’appelle Angelina. Le garçon lui demande de l’aide pour résoudre le problème de sa famille. Mais les lucifées n’ont pas le droit d’intervenir dans le monde du jour, au risque de provoquer une catastrophe si les évènements du monde sont modifiés.

Aidé de sa sœur Sarah et de sa voisine Clara qu’il aime en secret, Benjamin va d’un monde à l’autre pour tenter de sauver sa famille. Ils essaient de prendre contact avec le comte Fargabosse afin d’obtenir son aide et de comprendre qui il est.

 

Mon avis

Avec ce roman, Krystel Jacob nous transporte dans un monde complètement magique (le monde de la nuit) tout en restant accroché à la triste réalité qui est la nôtre dans la société actuelle (le monde du jour). Evidemment, les récits abordant Noël participent à la magie de cette fête. Ici, les jeunes lecteurs se rappelleront que tout le monde n’a pas la chance d’avoir des cadeaux à Noël, que de nombreuses familles connaissent des difficultés. Mais l’auteure nous offre un récit où rien n’est figé. Tout commence mal mais ce sont les enfants eux-mêmes qui prennent les choses avec plus ou moins de réussite, mais pour une fin plus heureuse. L’optimisme prime !

Par ailleurs, quand les enfants s’en mêlent, on est sûr d’assister à de nombreux rebondissements, à des scènes cocasses. Aventure et touches d’humour sont au rendez-vous, apportant du rythme à l’histoire.

Le texte est limpide, à la première personne du singulier, c’est Benjamin le narrateur. Le lecteur peut plus facilement s’identifier à lui et partager ses deux mondes.

Quelques mots enfin au sujet de la couverture très travaillée qui retranscrit parfaitement les mondes du jour et de la nuit. Elle attire l’oeil et se distingue nettement des couvertures plus classiques qu’on trouve souvent pour les romans enfants.

Retrouver La Vie secrète de Benjamin Moucheboeuf sur le site qui lui est dédié.

Le Héron de Guernica – Antoine CHOPLIN

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Le Héron de Guernica – Antoine CHOPLIN

Editeur : Le Rouergue

Collection : La brune

Année : 2011

Genre : Historique

 

Résumé

Basilio est un jeune peintre qui passe son temps à peindre des hérons cendrés. Il vit à Guernica, en 1937. C’est la guerre mais il ne semble pas s’en soucier en apparence. Bien qu’un peu simplet, il sait voir les êtres et les choses à leur juste valeur. Quand les bombardiers attaquent la ville, il est chargé de les photographier pour témoigner ensuite de ce qu’il se sera passé. Mais en fin observateur, Basilio sait que ce n’est pas forcément ce type d’images qui sera le plus révélateur de la situation.

Dans le même temps, un autre peintre, plus célèbre celui-là, rend compte avec force du chaos qui règne à Guernica.

 

Mon avis

Avec ce roman Le Héron de Guernica, je découvre un auteur, Antoine Choplin. J’ai été réellement touchée par cette écriture délicate qui transmet énormément avec peu de mots.  Elle est à l’image du personnage principal, Basilio : un jeune homme simple, naïf, passionné par la peinture et les hérons. On ressent pleinement sa douleur et sa détresse pendant les bombardements sur Guernica. Bien qu’il soit peintre, c’est par la photographie qu’il est chargé de capter des images de ce qu’il se passe pour témoigner. Et là on remarque toute sa sensibilité d’artiste. Qu’il tienne un pinceau ou un appareil photographique, Basilio sait saisir ce qui est primordial. C’est ce qui le rapproche de Picasso qui a laissé cette célèbre toile Guernica. Tout deux sont ensemble à la fin du roman à admirer ce tableau. Deux univers, deux personnalités différentes mais qui savent utiliser tout leur talent pour témoigner à travers l’art.

L’art et l’histoire sont intimement liés tout au long du livre. Pour autant, le contexte historique ne prend jamais le dessus. Il est présent, sans trop de détails mais cela se suffit quand même. Et justement le style de l’auteur fait qu’on apprécie cette légèreté des descriptions.

Roman pour adultes, cet ouvrage est tout à fait accessible à des adolescents, fin de collège et lycée, notamment pour sa thématique historique.

Le Dernier hiver – Jean-Luc MARCASTEL

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Le Dernier hiver – Jean-Luc MARCASTEL

Editeur : Hachette jeunesse

Collection : Black Moon

Année : 2011

Genre : Fantastique

 

Résumé

En juillet 2035, la température extérieure est de -30°, la neige a tout recouvert et le ciel n’est plus qu’un vaste crépuscule rouge. A Aurillac, dans le Cantal, la Malesève se rapproche rapidement. C’est cette forêt de pins carnivore qui s’est étendue partout dans le monde. Elle détruit tout sur son passage et transforme les gens et les animaux. Certains essaient de fuir. C’est le cas de Léa et de sa famille parties à Bergerac. Johan, jeune homme à la double personnalité, est sans nouvelles de sa petite amie depuis plusieurs semaines. Accompagné de son frère Théo, de leur ami Khalid et de Fanie, amoureuse en secret de Johan, ils prennent la route en motoneige pour aller à Bergerac. Cette entreprise est évidemment très risquée puisqu’il va leur falloir passer au cœur de la Malesève. Cependant, ce n’est pas l’unique danger. Ils font des rencontres en chemin mais ce ne sont pas toujours des amis qu’ils ont en face d’eux…

 

Mon avis

Je ne suis pourtant pas fan des romans fantastiques mais j’avoue que je me suis laissée prendre par le récit.

D’abord, il y a le fil rouge de cette histoire : le groupe de jeunes qui doit retrouver Léa, à Bergerac. Ils partent d’Aurillac avec leurs motoneiges et leurs équipements polaires et sont confrontés à de nombreux obstacles en chemin. On passe donc de rebondissement en rebondissement, en se disant qu’à tout moment, l’aventure va s’arrêter là. Mais non, ça reprend de plus belle jusqu’à l’obstacle suivant. L’auteur ne nous laisse pas reprendre notre souffle !

Les personnages ont des caractères bien particuliers, surtout Johan, ce jeune homme à la double personnalité. Il s’est créé un autre, Corbeau, être totalement froid et insensible, depuis la mort de sa mère. Fanie sort également du lot puisqu’elle se découvre un pouvoir, après avoir été blessée par les pins. Théo est un soldat qui vient juste de raccrocher. On comprend qu’il y a une raison bien particulière à cela mais on ne le découvre qu’à la fin. Khalid, c’est le super copain, qui n’hésite pas à les accompagner, tout en laissant derrière lui sa petite amie. Il ne manque jamais d’humour, même dans des circonstances difficiles. C’est quelqu’un sur qui on peut compter à tout moment. Bref, voilà un sacré quatuor qui nous entraine dans leurs aventures. On sourit, on frémit, on est attendri, on passe par tous les sentiments.

Malgré tout, c’est bien cette atmosphère pesante et angoissante qui prédomine. La Malesève fait penser à la Malebête de Louis le galoup, sauf qu’ici, ce sont donc des forêts de pins qui menacent la planète et ses habitants. Jean-Luc Marcastel concentre le fantastique là-dedans. Sinon, on est en 2035 mais il n’y a pas d’aspects futuristes. On pourrait tout à fait imaginer que ça se passe à notre époque.

Ce qui m’a semblé le moins crédible, ce sont finalement les histoires d’amour, parce qu’il y en a plusieurs : Johan aime Léa, Fanie aime Johan, Théo aime Fanie. Que de sentiments qui se croisent ! Tout en étayant le récit, ça l’alourdit parfois aussi.

Mais ça reste un excellent moment de lecture. Merci à Jean-Luc Marcastel de m’avoir adressé ce roman.

Bienvenue sur le blog d’Histoire d’en Lire !

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Bonnes lectures !

Isabelle.