Quelques semaines, tout au plus

Période historique : XXè siècle Période historique Quelques semaines, tout au plus La Seconde Guerre mondiale

Type de document : Roman

Auteur : GUILHOT Solène

Editeur : Auto-édition

Année d'édition : 2023

A partir de 14 ans.

ISBN : 978-2-9586-5090-2

Prix : 16,00 €

Quelques semaines, tout au plus
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Résumé

Lucien Parrou n'a que sept ans lorsque sa mère Marguerite le confie à l'orphelinat d'Élancourt. L'enfant ne comprend pas pourquoi elle le laisse là, tout en continuant à venir voir son fils chaque dimanche. Chahuté par d'autres pensionnaires plus grands et bousculé par les bonnes sœurs qui gèrent l'établissement, Lucien doit se faire sa place. Heureusement, il peut compter sur ses nouveaux amis, Émile et Samuel.
Les années passent et Lucien grandit à l'orphelinat jusqu'à l'âge de quatorze ans. Il le quitte ensuite pour devenir apprenti jardinier. Mais début septembre 1939, la guerre est déclarée. Les Allemands approchent rapidement et il va falloir faire avec leur présence partout.


Citations
- Bien, les enfants. Je vous souhaite de passer un agréable moment avec vos visiteurs.
La météo leur permettait de marcher sur les plates-bandes sans que leurs sabots ne s'enfoncent dans l'herbe. Lucien aperçut sa mère. Elle était d'une élégance à faire pâlir certains, avec sa robe légère rouge et ses longs cheveux retenus par un ruban de la même couleur. Marguerite avait toujours osé la couleur, et elle s'apprêtait avec goût. Ses lèvres étaient peintes légèrement, rehaussant son teint. Elle était belle, et elle le savait. D'un pas assuré, elle embrassa son fils. Lucien lui serra la taille sans réussir à s'en détacher tout de suite, trop heureux de la sentir contre lui. Elle le détacha gentiment, et ils marchèrent jusqu'à la cour proche de la buanderie, qui disposait de plusieurs bancs.
Lucien entendit le bruit des bébés de la crèche à côté. Est-ce qu'eux aussi avaient des visites ? se demanda-t-il. Les plus jeunes ne devaient connaitre personne. C'était évident, lui-même avait sept ans, et il connaissait peu de monde. Alors des bébés ! Peut-être que c'était mieux ainsi, après tout, plutôt qu'attendre chaque jour de rentrer chez eux, comme lui. Au moins, ils ne pouvaient pas être déçus.

L'avis d'Histoire d'en lire

Avis Quelques semaines, tout au plus
C'est d'après les souvenirs et un recueil écrit par son grand-père que Solène Guilhot a voulu restituer son vécu de petit garçon et adolescent dans le roman Quelques semaines, tout au plus.


Une enfance à l'orphelinat
Sujet central du roman, le petit Lucien Parrou grandit à l'orphelinat d'Élancourt (dans les Yvelines), de ses sept à quatorze ans.
Solène Guilhot décrit le quotidien dans cet établissement tenu par des religieuses dans les années 1930 : les moqueries et brimades reçues d'autres pensionnaires plus âgés, les punitions données par les religieuses, les repas, la classe, ses amis Émile et Samuel...
Littéralement du jour au lendemain, Lucien doit s'adapter à ce nouvel environnement... alors qu'il n'est pas orphelin !
L'autrice aborde donc aussi tout naturellement les relations familiales, les rapports entre Lucien et sa mère Marguerite, la situation de son père, puis l'arrivée plus tard du nouveau compagnon de sa mère... Le petit garçon, puis l'adolescent doit se construire dans cet environnement bien particulier.
La vie à l'orphelinat correspond à la première partie du roman. La seconde partie s'ouvre brutalement sur la guerre.


Le quotidien pendant la Seconde Guerre mondiale
À de rares moments dans la première partie sont évoquées l'arrivée au pouvoir d'Hitler en Allemagne et la montée du nazisme. Mais ces quelques éléments de contexte sont supplantés par le quotidien à l'orphelinat pour Lucien et les autres pensionnaires.

Et l'annonce de la guerre est très brutale. On en oublie ce contexte historique, d'autant plus que la première partie n'est pas datée.
Lucien est donc désormais apprenti jardinier, et comme toute la population, il se retrouve confronté à l'occupation allemande. D'autant plus, dans le Nord de la France.
Ce sont des moments difficiles, des images parfois insoutenables et des dangers au quotidien surtout lorsqu'on choisit d'aider la résistance locale.


Même si je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et en particulier à Lucien, ce livre, plutôt pour un lectorat ado et même adulte, montre à voir une double réalité des années 1930-1940 : la vie dans un orphelinat religieux et le quotidien des Français pendant la Seconde Guerre mondiale. L'histoire d'une transmission intra-familiale pour ne pas oublier ces moments douloureux.