La Mémoire en blanc

Période historique : XXè siècle Période historique La Mémoire en blanc Le génocide rwandais

Type de document : Roman

Auteur : COLLOMBAT Isabelle

Editeur : Thierry Magnier

Année d'édition : 2015

A partir de 13 ans.

ISBN : 978-2-3647-4668-8

EAN : 9782364746688

Prix : 14,50 €

La Mémoire en blanc
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Résumé

Léonie, âgée de 20 ans, s'accomplit parfaitement dans la danse contemporaine et évolue sur les scènes entre Lille et Bruxelles. De passage à Lyon, elle rend visite à ses parents. Or, lors d'un défilé de danse dans les rues de Lyon, Léonie est agressée par un individu. Par la suite, elle reçoit de nombreux SMS d'intimidation et de menace dans lesquels elle est appelée Alice. Léonie est persuadée qu'il s'agit d'erreurs. Pourtant, un jour, la mère de Léonie décide de lever le voile sur les origines véritables de la jeune femme. Léonie aura bien besoin du soutien de sa meilleure amie Vick, de son petit ami Raoul et de l'aide précieuse d'Etienne, un élève-policier pour accepter et intégrer toutes ces révélations.

L'avis d'Histoire d'en lire

Avis La Mémoire en blanc
Journaliste et auteure pour la jeunesse, Isabelle Collombat reste profondément marquée par le génocide rwandais de 1994 qu'elle abordait déjà dans son roman Bienvenue à Goma. La Mémoire en blanc revient sur ce crime humanitaire du XXe siècle mais en adoptant un tout autre point de vue.

Dans ce roman, Isabelle Collombat part d'un fait réel, le rapatriement de dizaines d'enfants rwandais blessés afin de les soigner en France. Léonie, âgée de 20 ans, est persuadée d'être née en France, jusqu'à ce que sa mère adoptive en vienne à lui révéler une partie de ses origines. Léonie est née en 1994, quelques mois seulement avant le début du massacre des Tutsis perpétré par les Hutus. Le bébé qu'elle était à été pris en charge par une organisation humanitaire et a bénéficié du rapatriement avant d'être adopté par la famille Longessaigne. Mais le récit de cette adoption est bien plus complexe qu'il n'y paraît.

Entre drame familial et guerre civile, Isabelle Collombat tisse un récit dur, poignant où la danse que pratique Léonie est son seul exutoire. L'accompagnement de la psychothérapeute Anne-Charlotte Gomez-Vanjimoquitos est indispensable pour l'aider à surmonter cette épreuve et surtout, à enterrer la "chose" qui hante les nuits de Léonie. Même si la jeune femme ne se doutait pas de ses origines, plusieurs éléments auraient pu éveiller des soupçons. Nous suivons donc aussi toute la thérapie pour se construire, en tant qu'enfant venu d'ailleurs et ayant des souvenirs des atrocités qui ont été commises en 1994, au Rwanda ; et se reconstruire après toutes les révélations sur ses parents adoptifs qui ont de quoi bouleverser là encore Léonie.

Le mystère qui entoure l'agresseur de Léonie distille beaucoup de tension tout au long du roman, en plus de tout ce que nous apprenons sur l'histoire personnelle de la danseuse et du contexte historique du Rwanda en 1994. L'écriture d'Isabelle Collombat est fine et puissante, pour un roman à conseiller absolument.

A lire aussi, d'autres chroniques du roman La Mémoire en blanc d'Isabelle COLLOMBAT :
- La Mémoire en blanc sur le blog Livres en écho
- La Mémoire en blanc sur le site Opalivres
- La Mémoire en blanc sur le blog La Boulivrique
- La Mémoire en blanc sur le blog A lire aux pays des merveilles
- La Mémoire en blanc sur le blog Les Papotis de Sophie.