24 août 1944, à Paris.
L'insurrection s'étend dans la capitale. Madeleine, dite Rainer, mène son groupe d'hommes au combat. Le colonel Rol lui confie d'ailleurs une mission difficile. La Libération est en marche. Rainer et ses hommes des FFI ont leur rôle à jouer !
Citations "- Tout de même, ce n'est pas très prudent. Vous êtes sans doute très bien placée pour savoir que dans notre activité, il est déconseillé d'attendre plus de cinq minutes sur un lieu de rendez-vous.
Le nazi du pont de Solferino, c'était pas marrant, mais je n'avais pas eu à tailler la bavette avec lui avant.
- Vous n'êtes pas là depuis une minute, ça nous en laisse quatre.
Là, c'était encore un cran au-dessus, d'autant qu'il semblait vraiment sympa." p. 36
L'avis d'Histoire d'en lire
Quatrième tome de la BD Madeleine, Résistante, L'ange exterminateur concentre l'action sur les jours de la Libération de Paris, fin août 1944.
Mission difficile !
L'album le rappelle très bien, Madeleine est toujours mineure en cet été 1944, qu'elle a été condamnée à mort et qu'elle est pourtant toujours dans le feu de l'action !
Jean-David Morvan et Dominique Bertail ont restitué avec force le courage et la détermination sans faille de la jeune femme. Et les autres chefs de la Résistance ne s'y trompent pas. C'est bien à elle qu'il faut confier les missions les plus délicates.
Madeleine n'avait d'ailleurs jamais parlé de cette mission avant qu'elle ne le fasse pour cette BD ! Un récit exceptionnel !
Elle est sans conteste une héroïne de la Résistance et a reçu les honneurs qui lui sont dû bien après la fin de la guerre.
La Libération de Paris Sujet central de ce volume, la Libération de Paris est un moment clé de la fin de la guerre. Et Madeleine y a pleinement participé.
Des jours de barricades et de guérillas urbaines qui ont été déterminants, et les auteurs ont veillé à décrire les moments les plus tragiques.
On vit de l'intérieur ce processus de libération et la résistance des Allemands qui ne s'avouent pas vaincus jusqu'au dernier jour.
Ce 4e opus rend un vibrant hommage à Madeleine Riffaud, décédée le 6 novembre 1944.
Un livre qui se clôt sur l'oraison funèbre prononcée par Élisabeth Helfer-Aubrac, la fille des résistants Lucie et Raymond Aubrac.